Bien choisir le titre du site pour renforcer son référencement

Le CMS WordPress s’est imposé comme un allié incontournable pour qui veut créer un site web sans se noyer dans la technique. Mais derrière sa simplicité apparente se cachent des outils qui, bien utilisés, font toute la différence. Les catégories, en particulier, jouent un double rôle : elles organisent votre contenu pour vos visiteurs, tout en signalant vos thématiques aux moteurs de recherche.

Bien souvent, la place des catégories dans la stratégie de référencement reste sous-estimée. Pourtant, elles dessinent la cartographie de votre site aux yeux de Google et renforcent la compréhension de vos sujets de prédilection.

Dans les lignes qui suivent, cap sur les bonnes pratiques pour nommer, décrire et structurer vos catégories WordPress, sans négliger leur impact sur le SEO.

À lire aussi : SEO : comment utiliser le tag canonique ?

Réduire le nombre de catégories dans WordPress

Combien de rubriques structurent votre site ? Si vous en comptez une quinzaine, une vingtaine, voire davantage, il est temps de faire le tri. Trop de catégories brouillent les pistes : la pertinence s’évapore, les moteurs de recherche peinent à distinguer ce qui compte vraiment, et vos visiteurs risquent de tourner en rond.

Pour y voir clair, commencez par répertorier 5 à 10 thèmes majeurs. Choisissez des intitulés suffisamment larges pour éviter la dispersion. Par exemple, au lieu de multiplier « Facebook », « Twitter » et « Instagram », regroupez-les sous l’étiquette « Réseaux sociaux ».

Redirections et optimisation des titres et descriptions de catégories

Avant d’effacer une catégorie, pensez à la rediriger de façon permanente (redirection 301) vers la nouvelle rubrique appropriée. Cela préserve votre référencement et évite toute page introuvable.

Le choix du nom de chaque catégorie n’est pas anodin. Il doit résumer le sujet en trois mots maximum. Sur une boutique en ligne dédiée au jardinage, les intitulés pourraient ressembler à ceci :

  • Plante
  • Potager
  • Outils et entretien
  • Aménagement paysager du jardin
  • Mobilier

Dans WordPress, chaque catégorie possède un « slug », c’est-à-dire le nom qui s’affiche dans l’URL. Reprenez l’intitulé exact, sans caractères spéciaux, en séparant les mots par des tirets.

La description de chaque catégorie doit être concise, entre 150 et 300 mots, et présenter l’ensemble des contenus associés. Pour garantir clarté et pertinence, confier cette rédaction à un professionnel peut s’avérer judicieux.

Attention : chaque titre et chaque description doit rester unique. Les doublons dans ces champs sont assimilés à du contenu dupliqué, une pratique sanctionnée par Google.

Structurer les catégories dans WordPress

WordPress permet d’organiser les catégories en sous-catégories, une option à ne pas négliger pour structurer votre site. Reprenons l’exemple d’un site e-commerce de jardinage : la catégorie « Plante » peut accueillir plusieurs sous-divisions.

Voici comment organiser ces sous-catégories pour plus de clarté :

  • Plante extérieure
    • Plante exotique
    • Plante d’étang
    • Plante grimpante
    • Arbuste
  • Plante d’intérieur
    • Fleur
    • Banzai
  • Plante artificielle

Limitez la profondeur de votre structure à trois niveaux maximum. Plus on multiplie les sous-catégories, plus la navigation devient complexe pour Google et vos visiteurs.

Veillez également à ne pas dépasser dix sous-catégories par rubrique principale. Privilégiez la clarté et la lisibilité.

Classer chaque contenu dans une seule catégorie

Chaque article ou fiche produit doit être rattaché à la catégorie qui correspond le mieux à son sujet. Mais que faire lorsqu’il existe plusieurs niveaux de sous-catégories ?

Sur un site de jardinage, un produit comme le « Palmier » se classera naturellement dans « Plante », puis dans « Plante extérieure », puis dans « Plante exotique ».

La meilleure pratique consiste à ne sélectionner que la catégorie la plus précise, ici « Plante exotique ». Ainsi, le contenu sera automatiquement inclus dans les catégories parentes, sans risquer de doublon.

Limiter le contenu dupliqué

Attribuer un contenu à plusieurs catégories peut le faire apparaître sous différentes URL, générant du contenu dupliqué. Voici des exemples concrets de ce qui peut se produire :

  • www.monsite.com/categorie/plante/palmier
  • www.monsite.com/categorie/plantes/plantes-d-exterieur/palmier
  • www.monsite.com/categorie/plantes/plantes-exterieurs/plantes-exotiques/palmier

Dans certains cas, une quatrième version s’affiche en page d’accueil si vous y listez des nouveautés ou des promotions.

En n’attribuant qu’une seule catégorie à chaque contenu, vous réduisez drastiquement ce risque.

Une autre solution consiste à indiquer l’URL de référence à l’aide de la balise canonique. Cela précise à Google quelle page doit être prise en compte pour l’indexation du produit ou de l’article. Par exemple, pour référencer le palmier sur www.mysite.com/category/plante/palm, intégrez ce code sur les autres pages concernées :

… …

Le contenu dupliqué peut aussi surgir d’une mauvaise gestion des balises ou « tags ». Ces étiquettes, si elles restent optionnelles, facilitent la navigation pour vos visiteurs.

Pour éviter que ces pages ne viennent polluer l’index de Google, désactivez leur indexation en leur attribuant les balises « noindex » et « nofollow ».

Si vous utilisez le plugin Yoast SEO, rendez-vous dans « Paramètres SEO », puis l’onglet « Taxonomies », et désactivez l’option « Afficher les balises dans les résultats de recherche » dans la section « Tags ».

Quelques réflexes simples aident à garder vos balises propres :

  • N’utilisez pas d’étiquette identique au nom d’une catégorie
  • Évitez de créer plusieurs balises similaires, comme une au singulier et l’autre au pluriel

En appliquant ces recommandations, vous gardez le contrôle sur la structure de vos contenus et limitez les risques de contenu dupliqué. Vos catégories gagneront en efficacité pour le référencement, tout en facilitant la navigation de vos utilisateurs.

Avant de tourner la page, pensez à insérer des liens internes dans vos catégories stratégiques. Rien de tel pour renforcer leur poids et guider vos visiteurs là où cela compte vraiment.

Ne manquez rien